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PHP Type 1B

La PHP1B ou iPPSD3

 

Qu’est ce qui est à l’origine de la maladie?

 

La PHP1B est une maladie rare due à une anomalie de la structure chimique de l’ADN, appelée anomalie de méthylation du gène GNAS. Cette anomalie est toujours située sur le chromosome d’origine maternelle, soit parce que la maman a transmis la pathologie,   soit parce que cette particularité est survenue sur le chromosome hérité de la maman.

 

Il en résulte une production insuffisante de la protéine Gs-alpha aux endroits où elle est nécessaire comme dans le rein, certaines zones du cerveau ou dans la thyroïde.

 

Les conséquences de l’insuffisance de Gs-alpha sont nombreuses. Par exemple, les cellules ne sont plus capables de produire de l’AMP cyclique, une molécule très importante pour le fonctionnement normal des hormones, et l’utilisation des graisses.

 

 

Les symptômes

 

Le diagnostic de PHP1B ou iPPSD3 peut être fait à n’importe quel âge. La moyenne se situe cependant vers 13-14 ans. Le plus souvent le premier signe est une hypocalcémie très sévère avec des crampes, une crise de tétanie, des convulsions ou des mouvements inaccoutumés.

 

Les patients atteints présentent :

 

- Une résistance à la parathormone (PTH) ; leur taux de calcium est bas, le taux de phosphate est haut et le taux de PTH est très élevé.

 

- Une résistance à la TSH (dans certains cas seulement) ; elle est toujours modérée, c’est-à-dire que la TSH peut être un peu élevée, mais que les hormones thyroïdiennes sont toujours normales. Un traitement n’est en général proposé que dans certaines situations comme la grossesse.

 

- Une obésité, et une accélération de la croissance surtout au début de la vie.

 

 

Combien de patients sont atteints ?

Là encore nous n’avons pas de chiffres ; 1/25000 ou 1/30000 serait notre approximation.

 

 

Quel traitement peut-on proposer ?

 

Le traitement que nous utilisons aujourd’hui ne vise qu’à traiter l’hypocalcémie. Il utilise donc le Unalpha, le Calcium et la vitamine D. Il s’adapte en allant régulièrement chez le spécialiste pour suivre le taux de calcium sanguin et urinaire et le taux de PTH. Il est également important de surveiller régulièrement la densitométrie osseuse (calcification des os).

 

Quelles précautions ?

 

Nous nous appuyons beaucoup sur l’aide des centres de Référence de Maladies Rares pour améliorer la prise en charge de la maladie même si nous ne savons pas encore très bien le devenir de cette pathologie à long terme. Il est particulièrement important de suivre le poids, le syndrome métabolique, et la fonction du rein (calcium urinaire et échographie).